• 21 DÉC 11
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    Prothèse mammaire – Lymphome et prothèses mammaires

    Prothèse mammaire – Lymphome et prothèses mammaires

    implant mammaire

    Mécanisme d’un épanchement lors d’un lymphome anaplasique autour d’un implant mammaire

    Le décès d’une patiente porteuse de prothèses mammaires PIP, victime d’un lymphome, a jeté un trouble dans le grand public quant à la sécurité des prothèses mammaires.

    Je tiens à préciser plusieurs points concernant le risque de lymphome lié aux implants mammaires.

    Edwige Ligonese, patiente porteuse de prothèses PIP est malheureusement décédée dans les suites d’un lymphome anaplasique à grandes cellules du sein.

    Il s’agit d’un cancer des cellules ganglionnaires qui se développe au contact de la loge de la prothèse mammaire.Son traitement est avant tout chirurgical et comporte une ablation large de l’implant et de sa loge.Certains cas peuvent nécessiter une chimiothérapie post opératoire ainsi que des rayons.La maladie n’est pas mortelle dans la plupart des cas.

    Il s’agit d’une maladie EXTRÊMEMENT rare (moins de 75 cas dont 6 mortels recensés sur plus de 10 millions de femmes porteuses d’implants mammaires).

    Le gel de silicone qui remplit la prothèse n’est pas forcément incriminé car des prothèses remplies de sérum physiologique ont pu déclencher cette maladie.

    Il semble, même si ce n’est qu’une hypothèse, que la maladie soit favorisée par des micro-mouvements de prothèses comportant une surface texturée trop abrasive. Ceci conduit à terme à l’apparition d’un sérome ou poche de liquide dans la loge de la prothèse (cf schéma).

    Une des solutions pour prévenir ce risque serait d’utiliser des prothèses à paroi lisse (mais en s’exposant alors à un risque de capsule ou coque de plus de 5%) ou des prothèses recouvertes de mousse de polyuréthane.

    Celles-ci permettent une intégration de la prothèse par la patiente et empêche tout micro-mouvement de l’implant.

    AUCUN cas de lymphome anaplasique à grande cellule n’a été rapporté chez les patientes porteuses de prothèses recouvertes de mousse de polyuréthane produite par le laboratoire POLYTECH (source laboratoire POLYTECH).

    Il faut relativiser cette donnée par le fait que ces prothèses sont relativement peu utilisées dans le monde, et que le lymphome est extrêmement rare.

    Cependant, ces implants mammaires me semblent présenter le meilleur profil de sécurité à long terme et leur prix deux fois plus élevé que des prothèses « standards » ne doit pas être une limite pour les patientes souhaitant une augmentation mammaire.

    Pour plus d’informations :

    Communiqué de la société française de chirurgie plastique

    Rapport de la FDA américaine sur les lymphomes anaplasiques à cellules géantes

    – Laboratoire Polytech Health

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