Implants mammaires

Implants en sérum physiologique

Le sérum physiologique est formé d’une eau salée analogue à celle qui se trouve dans notre corps. Ce type d’implant mammaire utilisé pour une augmentation mammaire, est vendu sous 2 formes différentes: les implants déjà remplis et les implants gonflables par le chirurgien. Son remplissage se fait au moment de l’opération en fonction du besoin de la patiente. L’utilisation des implants en sérum physiologique connaît une nette régression car leur taux de rupture est supérieur à celui des implants remplis de gel de silicone et leur aspect moins naturel.

Implants en gel de silicone

Moins fluide que le sérum physiologique, le gel de silicone nouvelle génération, utilisable pour une augmentation mammaire par prothèse, assure plus de stabilité et de résistance à l’implant. Ces implants peuvent être de forme arrondies ( seins en pomme) ou de formes anatomique ( seins en poire).

La pose des implants anatomiques est de plus en plus populaire. Ils donnent aux seins une forme personnalisée et naturelle. Cependant les implants texturés anatomiques présentent un risque de rotation évalué à environ 5% des cas ce qui entraine une modification de la forme du sein et nécessite une réintervention chirurgicale.

Ce risque est éliminé par l’utilisation d’une nouvelle génération d’implants anatomiques recouverts de mousse de polyuréthane de marque Polytech Health. Le corps intègre la mousse de polyuréthane et empêche l’implant de tourner. Ce phénomène permet en outre la quasi disparition du risque de coque.

Lors de la consultation, nos conseils vous aideront à choisir la hauteur, la largeur et le degré de projection de l’implant anatomique siliconé qui convient à votre buste. L’optimisation de l’intervention chirurgicale sera ainsi possible.

Les injections

Injection de Macrolane désormais interdites

Le Macrolane est un gel à base d’acide hyaluronique produit par la société Q-MED.

Le 26 août 2011, l’Afssaps a décidé d’interdire les injections de Macrolane pour une augmentation mammaire. Cette décision est entrée en application depuis le 1er septembre 2011. Elle a été justifiée par 2 effets négatifs du Macrolane :

Une gêne dans l’interprétation de l’imagerie médicale des seins (mammographies…) et donc une difficulté à effectuer le dépistage du cancer du sein.

Un taux de coque élevé (plus de 20 %) avec des indurations ne disparaissant pas avec la résorption du produit.

Injection de graisse

La graisse qui sera injectée dans les seins est généralement prélevée au niveau du ventre ou sur la culotte de cheval (arrière des jambes et fesses) par liposuccion. Le lipomodelage des seins était à l’origine une technique de la chirurgie réparatrice. Son apparition date du début des années 1990. Son extension fût limitée à cause des 3 facteurs suivants :

– Les doutes soulevés par les calcifications de différentes tailles qu’elle provoque.

– Le problème technique de la répartition des graisses transférées.

– L’inexistence de moyens techniques pour contrôler le comportement de la graisse transférée dans les seins.

Aujourd’hui, il s’est avéré que les calcifications suspectes étaient bénignes. Elles résultent uniquement de la cicatrisation du tissu mammaire. En plus, elles ne représentent aucun obstacle pour les examens radiologiques du sein.

Comme çà a été démontré pour le gel de silicone, la graisse injectée n’est pas responsable du cancer du sein.

Pour vous tranquilliser, votre chirurgien vous recommandera de faire un bilan détaillé par mammographie et échographie et IRM (imagerie par résonnance magnétique) avant de donner son accord pour un lipomodelage des seins. Un contrôle du même type devra être fait durant les 3 années qui suivent l’opération au moins une fois/an.

Des innovations technologiques ont permis de fiabiliser la technique. Ainsi, nous purifions la graisse avant de l’injecter soit au moyen d’une centrifugeuse, soit plus récemment grâce à un filtre spécifique (Puregraft de Cytori®) qui permet un traitement rapide et sur une grande quantité de graisse.