Elles sont très rares. Il s’agit principalement d’une infection de la graisse injectée liée à une nécrose excessive du tissu. Elle arrive dans moins de 2% des cas. Son traitement peut être médical ou chirurgical.
On peut observer des kystes de réabsorption de la graisse (kyste de cytosteatonécrose) qui peuvent être palpables s’ils sont situés sous la peau.

L’aspect radiologique du tissu graisseux injecté dans les seins doit être contrôlé 3 mois après l’intervention. On pratique alors une mammographie numérisée et une imagerie par résonance magnétique. Ce bilan servira de référence dans le dépistage ultérieur d’un éventuel cancer du sein.

Par ailleurs, le prélèvement de graisse présente les mêmes complications que la la liposuccion (phlébites, asymétries, vagues…).

Il est nécessaire de rappeler que la greffe de graisse purifiée a pris, c’est à dire à 1 mois, le volume et le résultat esthétique reste stable dans le temps, contrairement aux injections d’acide hyaluronique qui disparait dans un délai variant de 4 à 18 mois.

Pour résumer, l’injection de graisse est une chirurgie fiable avec très peu de complications qui nécessite souvent d’être répétée deux à trois fois afin d’obtenir le résultat souhaité.