Pourquoi les seins tombent ? Causes de la ptose mammaire et solutions

causes seins qui tombent

Ce qu’il faut retenir

La ptose mammaire, ou affaissement des seins, est un phénomène fréquent lié à plusieurs facteurs. Des mesures préventives existent, mais seule la chirurgie permet de corriger durablement une poitrine tombante.

  • La ptose est favorisée par l’âge, les grossesses, les variations de poids, le tabac et la génétique.
  • Un soutien-gorge adapté et une bonne hygiène de vie peuvent ralentir le phénomène sans le corriger.
  • La mastopexie (lifting mammaire) est la solution chirurgicale de référence.
  • Une augmentation mammaire peut être associée pour restaurer le volume du sein.

Les seins qui tombent, que l’on désigne aussi par les termes seins tombants, seins pendants ou poitrine qui tombe, correspondent en réalité à une ptose mammaire, c’est-à-dire un affaissement de la poitrine. Ce phénomène fréquent peut toucher de nombreuses femmes, à différents âges et pour des raisons variées. Contrairement aux idées reçues, il ne concerne pas uniquement les femmes plus âgées : il peut apparaître dès l’adolescence, survenir après une grossesse ou s’accentuer progressivement au fil du temps.

Plusieurs facteurs peuvent expliquer l’apparition de cet affaissement mammaire, souvent de façon combinée : le vieillissement cutané, les grossesses et l’allaitement, les variations de poids, le volume mammaire, le tabagisme ou encore la génétique. Si certaines habitudes permettent d’en limiter l’évolution, seule la chirurgie offre aujourd’hui une correction durable des seins qui tombent.

Pourquoi les seins tombent : les causes de la ptose mammaire

Comprendre pourquoi les seins tombent permet de mieux appréhender ce phénomène naturel et d’identifier les facteurs sur lesquels il est possible d’agir. La ptose mammaire résulte généralement de la combinaison de plusieurs causes, dont certaines sont inévitables (âge, génétique) et d’autres liées au mode de vie ou aux événements de la vie reproductive.

Le vieillissement cutané et la perte de collagène

Le vieillissement de la peau est la première cause de la ptose mammaire. À mesure que l’on vieillit, la peau perd de son élasticité et la glande mammaire se transforme en graisse, ce qui rend les seins moins fermes et plus susceptibles de s’affaisser. Le collagène, une protéine essentielle pour maintenir la structure de la peau, diminue avec l’âge, réduisant ainsi le soutien naturel de la peau. De plus, les ligaments de Cooper, qui soutiennent les seins, s’étirent et deviennent moins efficaces pour maintenir la poitrine haute. Cela peut se traduire par un affaissement des seins, souvent plus marqué au fil des années.

Grossesse : pourquoi la poitrine s’affaisse après l’accouchement

La grossesse entraîne des changements hormonaux importants qui affectent la taille et la forme des seins. Pendant les neuf mois de gestation, les seins augmentent significativement de volume pour préparer la production de lait : les canaux galactophores se développent, le tissu glandulaire se multiplie, et la peau s’étire pour accompagner cette croissance. Après l’accouchement, une fois que les glandes mammaires se rétractent progressivement, la peau peut rester étirée, rendant les seins moins fermes.

Ce phénomène de relâchement cutané post-grossesse est d’autant plus marqué que les grossesses ont été multiples ou rapprochées. Certaines femmes remarquent également une diminution du volume des seins après la période post-partum, ce qui accentue l’aspect tombant de la poitrine. Il est important de noter que ces modifications sont liées à la grossesse elle-même, indépendamment du choix d’allaiter ou non.

Allaitement et seins qui tombent : mythe ou réalité ?

L’idée selon laquelle l’allaitement ferait tomber les seins est largement répandue, mais elle mérite d’être nuancée à la lumière des données médicales actuelles. Plusieurs études scientifiques, dont une recherche publiée dans l’Aesthetic Surgery Journal, ont examiné cette question et aboutissent à une conclusion qui peut surprendre : ce n’est pas l’allaitement en lui-même qui provoque la ptose mammaire, mais bien la grossesse.

En effet, les modifications mammaires responsables du relâchement — augmentation de volume, étirement cutané, transformation du tissu glandulaire — surviennent pendant la grossesse, avant même que l’allaitement ne commence. Les femmes qui n’allaitent pas connaissent les mêmes changements structurels que celles qui allaitent. L’étude menée par le Dr Brian Rinker sur 132 patientes a montré que l’allaitement, sa durée ou le nombre d’enfants allaités n’étaient pas des facteurs prédictifs de ptose mammaire.

En revanche, certains facteurs associés peuvent influencer l’évolution de la poitrine après l’allaitement :

  • Le nombre de grossesses : chaque grossesse soumet les tissus mammaires à un nouveau cycle d’expansion et de rétraction.
  • Les variations de poids importantes pendant et après la grossesse, qui sollicitent davantage l’élasticité cutanée.
  • Le sevrage brutal, qui peut entraîner une rétraction rapide du tissu glandulaire sans laisser le temps à la peau de s’adapter.
  • L’âge de la mère au moment de la grossesse : une peau plus mature récupère moins bien.

Pour les femmes qui souhaitent allaiter, il n’y a donc pas lieu de renoncer à ce choix par crainte d’un affaissement mammaire. Un sevrage progressif, le maintien d’un poids stable et le port d’un soutien-gorge adapté pendant l’allaitement peuvent contribuer à préserver au mieux l’élasticité des tissus.

Les variations de poids : effet yo-yo et relâchement cutané

Les variations de poids fréquentes, qu’il s’agisse de prises ou de pertes de poids importantes, peuvent avoir un impact considérable sur la structure des seins. Chaque changement de volume entraîne un étirement de la peau. Lorsque vous perdez du poids rapidement, la peau peut ne pas se resserrer immédiatement et, au fil du temps, perdre son élasticité. À l’inverse, un gain de poids entraîne un gonflement des seins, ce qui exerce également une pression sur la peau, accélérant le processus de ptose mammaire. Ainsi, pour préserver la forme et la fermeté des seins, il faut essayer de maintenir un poids stable.

Lire également notre article : comment remonter sa poitrine en 1 semaine

Le tabac : un facteur aggravant souvent sous-estimé

Le tabac est l’un des facteurs environnementaux les plus néfastes pour la peau. Il endommage le collagène et l’élastine, les protéines essentielles à la fermeté et à l’élasticité de la peau, y compris au niveau des seins. De plus, fumer peut affaiblir les ligaments de Cooper, augmentant ainsi la probabilité de ptose mammaire. C’est pourquoi l’arrêt du tabac peut aider à améliorer l’apparence et la fermeté des seins !

Ménopause et changements hormonaux

Des changements hormonaux peuvent survenir à différents moments de la vie, notamment lors de la grossesse, de l’allaitement, ou de la ménopause. Pendant la ménopause, les niveaux d’œstrogènes diminuent, ce qui peut provoquer une perte de volume et de fermeté au niveau des seins. Les femmes ménopausées constatent souvent que leurs seins deviennent plus petits et moins fermes à mesure que la peau perd de son élasticité. Ces changements hormonaux contribuent grandement à la ptose mammaire.

Découvrez également notre article sur les conditions de prise en charge d’une ptose mammaire par la CPAM.

Le sport sans soutien-gorge adapté

Certaines pratiques sportives intenses, surtout avec des mouvements répétés (comme la course) et sans soutien-gorge adapté, peuvent accentuer la sensation de relâchement de la poitrine en sollicitant davantage les tissus de maintien. Les ligaments de Cooper, qui soutiennent les seins, peuvent être endommagés si les seins ne sont pas correctement soutenus par un soutien-gorge de sport adapté. Cela entraîne un affaissement des seins, particulièrement pour les femmes ayant une poitrine plus volumineuse.

Seins qui tombent à 15 ans : faut-il s’inquiéter ?

La question des seins qui tombent à 15 ans est fréquemment posée par les adolescentes et leurs parents, souvent avec une certaine inquiétude. Il est important de comprendre que la poitrine est encore en développement à cet âge et que la forme définitive des seins n’est pas toujours stabilisée avant la fin de l’adolescence, voire le début de l’âge adulte.

Ptose mammaire à l’adolescence : causes et facteurs génétiques

Chez certaines adolescentes, une poitrine qui semble « tomber » dès la puberté ne traduit pas nécessairement un problème médical. Plusieurs explications peuvent être avancées :

La prédisposition génétique joue un rôle majeur. Certaines familles présentent naturellement une peau moins élastique, des tissus de soutien plus souples et une architecture mammaire qui favorise un aspect moins « haut » de la poitrine. Si la mère ou les tantes ont une morphologie mammaire similaire, il est probable que l’adolescente ait hérité de ces caractéristiques.

Le développement mammaire asymétrique ou rapide peut également donner une impression de ptose. Lorsque les seins se développent rapidement pendant la puberté, la peau peut avoir du mal à suivre cette croissance, créant temporairement un aspect moins ferme. Cette situation se stabilise généralement avec le temps.

Le volume mammaire précoce est un autre facteur. Les adolescentes qui développent une poitrine généreuse dès la puberté sont mécaniquement plus exposées à un certain degré de relâchement, le poids des seins exerçant une tension sur les ligaments de Cooper encore en formation.

Dans des cas plus rares, un aspect tombant précoce peut être lié à une ptose congénitale (présente dès la croissance) ou à une malformation comme le sein tubéreux, dont certaines formes peu marquées peuvent donner une poitrine déjà affaissée à l’adolescence, même si les seins ne sont pas très volumineux.
Certaines femmes sont naturellement prédisposées à un relâchement des seins en raison de la texture de leur peau, de la force de leurs ligaments et de leur structure mammaire.

Seins qui tombent à 15 ans : quand consulter un spécialiste ?

Dans la grande majorité des cas, des seins qui semblent tomber à 15 ans ne nécessitent pas d’intervention médicale. Il est souvent préférable d’attendre la fin de la croissance mammaire (généralement vers 18-20 ans) avant d’envisager une évaluation chirurgicale.

Cependant, une consultation avec un médecin ou un chirurgien plasticien peut être utile dans certaines situations :

  • Une asymétrie mammaire marquée qui persiste après la fin de la puberté et génère une gêne importante.
  • Une gêne fonctionnelle : douleurs dorsales, difficultés à pratiquer certaines activités sportives, irritations cutanées sous les seins.
  • Un impact psychologique significatif : mal-être persistant, évitement des situations sociales (piscine, vestiaires), troubles de l’image corporelle.
  • Une suspicion de malformation mammaire (sein tubéreux, hypoplasie) qui pourrait bénéficier d’une prise en charge spécifique.

Le rôle du spécialiste est alors d’évaluer la situation, de rassurer si nécessaire, et d’expliquer les options possibles — en gardant à l’esprit qu’une intervention chirurgicale n’est généralement pas recommandée avant la fin de la croissance et la stabilisation du poids.

Gros seins qui tombent : le poids de la poitrine en cause

Les femmes ayant une poitrine naturellement volumineuse sont plus exposées à la ptose mammaire. La raison est mécanique : le poids des seins exerce une tension continue sur les ligaments de Cooper, ces structures fibreuses qui participent au maintien de la glande mammaire. Avec le temps, cette traction répétée entraîne un relâchement progressif, et contrairement à un muscle, ces ligaments ne récupèrent pas : une fois distendus, ils ne retrouvent pas leur tension initiale. La peau, elle aussi sollicitée en permanence, perd progressivement son élasticité et ne remplit plus le même rôle de soutien.

Il est courant que les seins plus gros aient tendance à se relâcher plus rapidement, en raison de la gravité et du manque de soutien des tissus cutanés. Le volume mammaire, à lui seul, peut donc suffire à accentuer ce relâchement au fil des années, indépendamment d’une grossesse ou d’une variation de poids.

Porter un soutien-gorge bien adapté, en particulier lors des activités physiques, peut aider à limiter les tensions exercées sur ces tissus. En revanche, lorsque la ptose est installée, les solutions non chirurgicales ne permettent pas de la corriger durablement.

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Causes de ptose mammaire : facteurs et niveau d’impact

Cause Mécanisme principal Impact sur ptose Réversible ?
Âge Perte de collagène / ligaments de Cooper Élevé Non
Grossesse / allaitement Étirement cutané / fonte glandulaire Élevé Non sans chirurgie
Variations de poids Perte d’élasticité cutanée répétée Élevé Non sans chirurgie
Volume mammaire important Pression constante sur les ligaments Modéré à élevé Non
Tabac Dégradation collagène et élastine Modéré Partiel (arrêt tabac)
Ménopause Baisse des œstrogènes / perte de fermeté Modéré Non
Génétique Peau moins élastique / ligaments souples Variable Non
Sport sans soutien adapté Sollicitation excessive des ligaments Modéré Partiel (prévention)

Idées reçues et ce qui marche vraiment pour corriger les seins qui tombent

Face à une poitrine qui s’affaisse, de nombreuses femmes cherchent des solutions non chirurgicales. Internet regorge de conseils, de produits miracles et de méthodes présentées comme efficaces. Il est important de faire le tri entre ce qui peut réellement aider et ce qui relève du marketing ou des fausses promesses.

Les crèmes et massages raffermissants

Les crèmes raffermissantes, huiles essentielles, sérums tenseurs et autres cosmétiques promettant de « lifter » la poitrine sont omniprésents sur le marché. Leur efficacité réelle mérite d’être examinée avec lucidité.

Ces produits peuvent effectivement hydrater la peau, améliorer son aspect superficiel et procurer une sensation temporaire de fermeté grâce à des actifs tenseurs. Certains ingrédients comme le rétinol, la vitamine C ou les peptides peuvent stimuler la production de collagène dans les couches superficielles de l’épiderme.

Cependant, la ptose mammaire est un phénomène structurel qui implique les ligaments de Cooper, le tissu glandulaire et les couches profondes de la peau. Aucune crème, aussi sophistiquée soit-elle, ne peut atteindre ces structures ni inverser leur relâchement. Les massages, quant à eux, peuvent améliorer la circulation sanguine et le confort, mais ils n’ont aucun effet démontré sur la position ou la fermeté des seins.

En résumé : ces soins peuvent contribuer à maintenir une peau en bonne santé, mais ils ne corrigent pas une ptose installée.

Les exercices pectoraux

L’idée de « muscler sa poitrine » pour la remonter est séduisante, mais elle repose sur une confusion anatomique. Les muscles pectoraux (grand pectoral et petit pectoral) se situent sous la glande mammaire, contre la cage thoracique. Le sein lui-même est composé de tissu glandulaire, de graisse et de peau — il ne contient pas de muscle.

Renforcer les pectoraux par des exercices ciblés (pompes, développé couché, écartés) peut effectivement :

  • Améliorer la posture générale, ce qui peut donner l’impression d’une poitrine plus haute.
  • Créer un léger effet de « projection » en augmentant le volume musculaire sous le sein.
  • Contribuer à une silhouette plus tonique globalement.

En revanche, ces exercices ne remontent pas le sein lui-même et ne corrigent pas le relâchement cutané ou ligamentaire. Une femme avec une ptose marquée ne verra pas sa poitrine se repositionner grâce au sport, même intensif. Les exercices pectoraux sont donc utiles pour la santé générale et l’esthétique du buste, mais ils ne constituent pas une solution à la ptose mammaire.

Le soutien-gorge : prévention ou correction ?

Le rôle du soutien-gorge dans la prévention de la ptose mammaire fait l’objet de débats, y compris dans la communauté médicale. Certaines études suggèrent que le port permanent d’un soutien-gorge pourrait affaiblir les tissus de soutien naturels, tandis que d’autres soulignent son utilité pour limiter les sollicitations mécaniques.

Ce qui est établi :

  • Un soutien-gorge bien ajusté offre un maintien immédiat et peut améliorer le confort, notamment pour les poitrines généreuses.
  • Pendant les activités sportives, un soutien-gorge de sport adapté limite les mouvements répétés qui sollicitent les ligaments de Cooper.
  • Pendant la grossesse et l’allaitement, un soutien adapté peut aider à accompagner les variations de volume.

Ce qui n’est pas établi :

  • Le soutien-gorge ne prévient pas la ptose liée au vieillissement, à la génétique ou aux grossesses.
  • Il ne corrige pas une ptose existante : dès qu’on le retire, la poitrine reprend sa position naturelle.

Le soutien-gorge est donc un outil de confort et de maintien temporaire, pas une solution thérapeutique. Pour une correction durable, seule la chirurgie permet de repositionner les tissus mammaires.

Quelles solutions pour corriger les seins qui tombent ?

La ptose mammaire (des seins qui tombent) est un phénomène tout à fait naturel, qui survient pour plusieurs raisons : le vieillissement, les grossesses, les variations de poids, le tabagisme, ou encore une peau moins élastique avec le temps.

Une hygiène de vie saine peut aider à ralentir ce relâchement : alimentation équilibrée, arrêt du tabac, limitation des prises ou pertes de poids brutales, hydratation de la peau et port d’un soutien-gorge bien adapté. Mais ces mesures ne permettent pas de corriger durablement une ptose déjà installée.

À ce jour, la seule solution vraiment efficace et pérenne reste la chirurgie esthétique, en particulier la cure de ptose (lifting des seins), qui remonte la poitrine et redonne du galbe de façon définitive.

Corriger des seins qui tombent grâce au lipofilling ou aux implants mammaires

Lorsque les seins tombent et ont perdu du volume, il ne s’agit pas seulement de les remonter, mais aussi de redonner du galbe, notamment au niveau du décolleté. Dans les formes modérées de ptose, une augmentation mammaire peut parfois suffire à améliorer l’aspect tombant, avec des cicatrices limitées voire peu visibles.

Cette augmentation peut se faire de deux façons :

  • par lipofilling mammaire, aussi appelé augmentation mammaire naturelle qui utilise votre propre graisse pour restaurer un volume naturel et harmonieux ;
  • par la pose d’implants mammaires ou augmentation mammaire par prothèse, qui permet une augmentation plus importante et un résultat plus prévisible en termes de volume et de forme.

Le lifting mammaire pour corriger une ptose mammaire

Lorsque le relâchement de la peau est plus marqué, ces techniques peuvent être associées à une cure de ptose (mastopexie), afin de remonter le sein, repositionner l’aréole et ajuster le volume dans le même temps. Le choix entre injection de graisse et prothèses mammaires dépend de la morphologie, de la qualité de la peau, du volume souhaité et du souhait de résultat le plus naturel possible ; il se fait au cas par cas, en concertation avec le chirurgien lors de la consultation.

Solutions pour corriger la ptose mammaire : comparaison des options

Solution Type Ptose ciblée Résultat volume Cicatrices Durabilité
Mastopexie seule Chirurgicale Modérée à sévère Neutre Oui Définitive
Implants mammaires Chirurgicale Modérée Augmentation notable Limitées Définitive
Lipofilling mammaire Chirurgicale Modérée Augmentation naturelle Très limitées Longue durée
Mastopexie + implants Chirurgicale Sévère Augmentation importante Oui Définitive
Mastopexie + lipofilling Chirurgicale Modérée à sévère Augmentation naturelle Oui Longue durée
Soutien-gorge adapté Non chirurgicale Toutes Aucun Aucune Temporaire
Crèmes / massages Non chirurgicale Légère Aucun Aucune Non durable

Questions les plus fréquentes sur les seins qui tombent (ptose mammaire)

Pourquoi les seins tombent-ils avec l’âge ?

Avec l’âge, la peau perd son élasticité car la production de collagène diminue. Les ligaments de Cooper, qui soutiennent les seins, s’étirent et deviennent moins efficaces. La glande mammaire se transforme progressivement en tissu graisseux, rendant les seins moins fermes. Ce phénomène naturel s’accentue avec le temps et peut être aggravé par les grossesses, les variations de poids ou le tabagisme.

Comment éviter les seins qui tombent ?

On peut limiter l’apparition d’une poitrine tombante en renforçant les muscles pectoraux (avec des exercices adaptés), en utilisant des soins hydratants pour la peau, et en portant une lingerie bien ajustée au quotidien

En revanche, pour remonter une poitrine déjà tombante, seule la chirurgie mammaire (lifting des seins) permet une correction durable.

Comment raffermir ses seins qui tombent

Les crèmes, massages, huiles essentielles ou compléments alimentaires ne permettent pas de raffermir efficacement des seins relâchés de façon durable, ils peuvent au mieux hydrater la peau ou améliorer temporairement l’aspect. Même les exercices pectoraux renforcent les muscles sous la poitrine, sans remonter le sein lui-même.

Seule la chirurgie esthétique (lifting des seins ou mastopexie) permet de raffermir vraiment la poitrine à l’aide ou non de prothèse mammaire ou d’injection de graisse (lipofilling)

Petits seins qui tombent : quelles sont les causes ?

Même avec un petit volume mammaire, les seins peuvent s’affaisser au fil du temps. Le vieillissement entraîne une perte progressive de tonicité de la peau et des tissus de soutien, rendant la poitrine plus plate et moins ferme.

En cas d’hypotrophie mammaire (seins peu développés), le manque de volume accentue souvent l’aspect tombant : la peau, moins « remplie », met plus en évidence un relâchement, même léger.

Quel soutien-gorge pour des seins qui tombent

Pour une poitrine relâchée, choisissez un soutien-gorge parfaitement ajusté : bandeau stable (ni trop lâche ni trop serré), bonnet bien adapté (sans débordement ni espace vide).

Privilégiez les modèles à fort maintien :

  • Armatures : remontent fermement la poitrine
  • Push-up : recentrent et rehaussent le décolleté
  • Minimiseurs : répartissent le volume (poitrines généreuses)

Optez pour des matières respirantes (coton pour peaux sensibles, élasthanne pour élasticité).

Quelle est l’opération pour corriger des seins qui tombent ?

La cure de ptôse mammaire (mastopexie) est l’intervention qui remonte la poitrine relâchée et lui redonne un galbe harmonieux, seule ou associée à des implants/prothèses ou un lipofilling pour ajuster le volume selon votre morphologie et le degré de relâchement.

Les seins peuvent-ils tomber après une grossesse ?

Oui, la grossesse et l’allaitement provoquent des changements hormonaux importants qui augmentent le volume des seins. Après l’allaitement, les glandes mammaires se rétractent, mais la peau reste étirée, ce qui peut entraîner un relâchement visible. Ce phénomène s’accentue après plusieurs grossesses. Certaines femmes constatent également une réduction de volume après l’allaitement, ce qui accentue encore davantage l’aspect tombant de la poitrine.

À quel âge les seins commencent-ils à tomber ?

Il n’existe pas d’âge précis auquel les seins commencent à tomber, car cela dépend de nombreux facteurs individuels. Chez certaines femmes, un léger relâchement peut apparaître dès la vingtaine, notamment après une grossesse ou des variations de poids importantes. Chez d’autres, la poitrine reste ferme jusqu’à la quarantaine ou au-delà. La ménopause marque souvent une accélération du phénomène en raison de la baisse des œstrogènes. La génétique joue également un rôle majeur : certaines femmes sont naturellement prédisposées à une ptose plus précoce.

La ptose mammaire peut-elle s’aggraver avec le temps ?

Oui, la ptose mammaire est un phénomène évolutif qui tend à s’accentuer avec le temps. Les ligaments de Cooper, une fois étirés, ne retrouvent pas leur tension initiale, et la peau continue de perdre son élasticité au fil des années. Les facteurs aggravants comme les variations de poids, le tabagisme ou de nouvelles grossesses peuvent accélérer ce processus. C’est pourquoi une intervention chirurgicale réalisée trop tôt peut nécessiter une retouche ultérieure si de nouveaux facteurs de relâchement surviennent.

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  8. « SoFCPRE – Société Française de Chirurgie Plastique … ». sofcpre.fr. Voir la source

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Dr. Marc-David Benjoar, chirurgien plasticien à Paris

À propos de l'auteur

Dr. Marc-David Benjoar

Chirurgien plasticien à Paris, spécialisé en rhinoplastie, augmentation mammaire mini-invasive et reconstruction mammaire par lambeau DIEP

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Formation
Formation & diplômes
  • Docteur en Médecine
  • DESC de Chirurgie Plastique, Reconstructrice et Esthétique (seul diplôme autorisant l'exercice depuis 1986)
  • Université Paris VII-Paris Cité
  • Ancien interne et Chef de clinique des Hôpitaux de Paris, formé à l'Hôpital Européen Georges Pompidou auprès du Pr Lantieri
  • Collège Français de Chirurgie Plastique Reconstructrice et Esthétique
  • Concours de l'internat, major de promotion chirurgie Paris, médaille d'or de chirurgie des hôpitaux de Paris
  • Prix Le Dentu-Renon (Académie nationale de Chirurgie), prix James Barrett Brown (AAPS)
  • Master M2 de sciences chirurgicales · DIU anatomie appliquée à la chirurgie plastique · DIU chirurgie de la main · DU techniques microchirurgicales
  • Inscrit à l'Ordre des médecins de Paris n° 75/77646 (RPPS 10004402102)
Engagement hospitalier et institutionnel

Ancien Chef de Clinique Assistant des Hôpitaux, praticien attaché à l'Hôpital Européen Georges Pompidou, où il a participé à 7 greffes du visage  ·  Membre de l'équipe de chirurgiens plasticiens de l'Institut Français du Sein depuis 2015  ·  Enseignant au Diplôme Universitaire de techniques endoscopiques en chirurgie plastique  ·  Associé depuis 2010 au sein du cabinet Plasticiens Paris

Spécialités